LE MINEUR ET LA LOI PENALE CAMEROUNAISE (XAF 5200)
Extrait : «La loi pénale s’impose à tous.» C’est par cette disposition frappante que commence le Code pénal camerounais qui, en son article 1er, pose le principe de l’égalité de tous devant la loi. Thémis, déesse grecque de la justice, représentée par une dame aux yeux bandés ayant pour attributs la balance et le glaive, incarne à la perfection ce principe. Toutefois, celui-ci admet des exceptions. Il en est ainsi de l’immunité des diplomates et des parlementaires. Les enfants sont aussi à citer, qui doivent jouir d’une protection particulière, compte tenu de leur jeune âge. La Cour suprême en a fait état dans son arrêt n°89 du 4 février 1969 en parlant «d’immunité de minorité»1 . Mais, qu’entend-on par enfant ?