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Au-delà des formes communes de sociétés et de l’association, de nombreux groupements permettent d’organiser les relations entre les Hommes pour réaliser des projets particuliers. C’est le cas de la coopérative, qui est un type de société à objet civil ou commercial, selon le cas, qui a été crée dans le but d'éliminer le profit capitaliste, soit par la mise en commun de moyens de production, soit par l'achat ou la vente de biens en dehors des circuits commerciaux. Cette forme d’organisation et d’exercice des activités humaines est répandue dans le monde en général qu’en Afrique. Par conséquent, l’importance prises par ces coopératives dans un environnement économique va faire appel à des réglementations tant nationales que communautaire en Afrique. Ainsi, n’étant pas soumis aux règles des sociétés commerciales, des règles spécifiques seront élaborées et adoptées par l’OHADA sur les sociétés coopératives, d’où la naissance de l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés coopératives adopté le 15 décembre 2010 à Lomé (Togo), et entré en vigueur le 15 mai 2011.

L’Acte uniforme relatif au droit des sociétés coopératives s’applique à toutes les coopératives, sous réserve des règles nationales ou régionales spécifiques, applicables aux sociétés coopératives exerçant une activité bancaire ou financière. Il est organisé en 397 articles, repartis en un chapitre préliminaire, consacré à son champ d’application et quatre parties. La première partie, qui traite des dispositions générales sur les sociétés coopératives, la deuxième partie se rapporte aux dispositions particulières aux différentes catégories de sociétés coopératives, la troisième partie est relative aux dispositions pénales et la quatrième partie est consacrée aux dispositions diverses, transitoires et finales.

Relativement aux dispositions générales, elles organisent la constitution de la société coopérative, son fonctionnement, l’action en responsabilité civile contre les dirigeants, les liens de droit entre les sociétés coopératives, la transformation de la société coopérative, la fusion et scission, la dissolution et la liquidation de la société coopérative, et enfin la nullité de la société coopérative et des actes sociaux.  

Quant à la deuxième partie de l’Acte uniforme relatif au droit des sociétés coopération, elle traite des dispositions spécifiques aux différentes catégories de sociétés coopératives. Elle prévoit deux types de coopératives au choix des entrepreneurs : la société coopérative simplifiée et la société coopérative avec conseil d’administration.

Concernant la troisième partie de cet Acte uniforme, elle réglemente les sanctions légales applicables à toutes les sociétés coopératives.

La dernière partie de cet œuvre du législateur de l’OHADA prévoit les dispositions diverses, transitoires et finales sur les sociétés coopératives. Elle donne entre autre le champ d’application de cet acte uniforme. Ainsi, il s’applique aux sociétés coopératives, aux unions de sociétés coopératives, aux confédérations de sociétés coopératives, et à leurs réseaux qui sont constitués sur le territoire de l’un des Etats parties à compter de son entrée en vigueur dans l’Etat partie concerné.