Arrêt n° 06/GCS.07, Compagnie Frigorifique du CONGO (COFRIGO) c/ E.T.D.-SERVICES. (Droit commercial general - contrat verbal de gardiennage - contrat a duree indeterminee - rupture brutale et unilaterale - offre de paiement d’un preavis - rejet - prejudices subis - assignation en reparation - paiement de dommages- interets (oui) - appel - arret confirmatif - pourvoi en cassation - recevabilite (oui) - requete aux fins de sursis a execution - jonction - Arret attaque - defaut de motivation - violation de l'article 53 alinea 3 cpccaf (oui) - cassation et annulation de l’arret - renvoi)
Cour
Suprême du Congo Arrêt du 24/05/2007
DROIT
COMMERCIAL GENERAL - CONTRAT VERBAL DE GARDIENNAGE - CONTRAT A DUREE
INDETERMINEE - RUPTURE BRUTALE ET UNILATERALE - OFFRE DE PAIEMENT D'UN PREAVIS
- REJET - PREJUDICES SUBIS - ASSIGNATION EN REPARATION - PAIEMENT DE
DOMMAGES-INTERETS (OUI) - APPEL - ARRET CONFIRMATIF - POURVOI EN CASSATION -
RECEVABILITE (OUI) - REQUETE AUX FINS DE SURSIS A EXECUTION - JONCTION
ARRET
ATTAQUE - DEFAUT DE MOTIVATION - VIOLATION DE L'ARTICLE 53 ALINEA 3 CPCCAF
(OUI) - CASSATION ET ANNULATION DE L'ARRET - RENVOI
La
société ETD-SERVICES était liée à la société COFRIGO par un contrat verbal de
gardiennage à durée déterminée. Cette dernière le rompait de manière brutale et
unilatérale tout en proposant de payer à l'autre partie un préavis de trois
mois. Rejetant cette offre, la requérante saisit alors le Tribunal de commerce
et obtint la condamnation de COFRIGO au paiement des dommages-intérêts pour le
préjudice subi.
Aux
termes de l'article 53, alinéa 3 CPCCAF, toute décision de justice doit être
motivée. Ainsi, en se bornant, pour confirmer la décision des premiers juges, à
affirmer que ces derniers ont justement apprécié le préjudice commercial subi
sans même rappeler la motivation de ces derniers sur la fixation du montant des
dommages intérêts alloués, et en retenant simplement que la COFRIGO avait une
attitude équivoque sans aucun autre élément d'appréciation, la Cour d'appel a
insuffisamment motivé sa décision. D'où il suit que l'arrêt encourt annulation.