Arrêt n° 176, Affaire : BICICI c/ Cabinet d'Étude et de Mise en Recouvrement de Côte d'Ivoire (CERCI). (Voies d’execution – saisie conservatoire - tiers saisi - obligation legale de renseignement - inexecution ou mauvaise execution – sanction - necessite d’une faute d’un prejudice ou d’un lien de causalite (non).)
Cour Suprême de Côte d’Ivoire
Arrêt du 11/03/2010
VOIES D'EXECUTION - SAISIE
CONSERVATOIRE - TIERS SAISI - OBLIGATION LEGALE DE RENSEIGNEMENT - INEXECUTION
OU MAUVAISE EXECUTION - SANCTION - NECESSITE D'UNE FAUTE D'UN PREJUDICE OU D'UN
LIEN DE CAUSALITE (NON)
En déclarant que l'AUPSRVE dont
l'article 21 sanctionne l'obligation de déclaration pesant sur le tiers par
l'allocation de dommages-intérêts est une législation spéciale qui déroge au
régime de droit commun de la responsabilité et que la condamnation du tiers à
des dommages-intérêts n'est pas nécessairement soumise à la preuve d'une faute,
d'un préjudice et d'un lien de causalité, la Cour d'appel a, par de tels motifs
suffisants, justifié sa décision, dès lors que l'inexécution ou la mauvaise
exécution par le tiers saisi de son obligation légale de renseignement est
sanctionnée par l'allocation de dommages-intérêts au saisissant, en application
des articles 80 et 81 de l'AUPSRVE.
ARTICLE 21 AUPSRVE
ARTICLE 80 AUPSRVE
ARTICLE 81 AUPSRVE