Commentaire juridique
Le Code du Statut Personnel tunisien de 1956, régulièrement amendé pour s'adapter aux évolutions sociales, constitue une référence dans le monde arabe par son caractère progressiste. Il organise le mariage sur la base du consentement mutuel, interdit la polygamie, réglemente le divorce judiciaire et établit des règles égalitaires en matière de tutelle des enfants. Les réformes de 1993 ont renforcé les droits de la mère et celles de 2020 ont établi l'égalité successorale dans certains cas.
L'état civil, organisé selon un système moderne depuis 1957, assure l'enregistrement obligatoire des naissances, mariages, divorces et décès. La nationalité tunisienne, régie par le Code de la nationalité de 1963 modifié, se transmet par filiation paternelle ou maternelle et peut s'acquérir par naturalisation selon des conditions strictement définies.