Commentaire juridique
La Commission Tunisienne des Analyses Financières (CTAF), créée en 2003 et renforcée en 2015, centralise le renseignement financier. Les déclarations de soupçon, en forte augmentation, proviennent principalement du secteur bancaire. La coopération internationale via le Groupe Egmont facilite la traque des flux illicites transfrontaliers.
Les obligations de vigilance s'étendent progressivement aux professions non financières : notaires, avocats, comptables, agents immobiliers. Les sanctions administratives peuvent atteindre 5 millions de dinars et s'accompagnent de sanctions pénales. La confiscation des avoirs criminels, facilitée par la loi de 2015, prive les réseaux de leurs ressources.