Commentaire juridique
Le secteur bancaire, dominé par 23 banques universelles, est régulé par la Banque Centrale de Tunisie selon les standards de Bâle adaptés. Les ratios prudentiels (solvabilité minimum 10%, liquidité) sont globalement respectés malgré un niveau élevé de créances douteuses. La supervision basée sur les risques se renforce avec des stress tests réguliers.
La microfinance, régie par le décret-loi n°2011-117, joue un rôle croissant dans l'inclusion financière avec 300 000 clients actifs. Les institutions de microfinance bénéficient d'un cadre réglementaire proportionné et d'incitations fiscales. Le plafonnement des taux d'intérêt protège les emprunteurs vulnérables tout en permettant la viabilité des institutions.
Le marché financier, animé par la Bourse de Tunis (82 sociétés cotées), reste sous-développé malgré des réformes structurelles. Le Conseil du Marché Financier (CMF) régule avec des pouvoirs renforcés de sanction. Les OPCVM (200 fonds) démocratisent l'accès à l'épargne financière. Le marché obligataire privé se développe comme alternative au crédit bancaire.