) Legi_Afrique - Mohada

Commentaire juridique

L'enseignement de base aux Comores s'articule autour d'un cycle fondamental de neuf ans, de l'école primaire au collège, déclaré obligatoire et gratuit par la Constitution. Cette obligation scolaire, bien qu'ambitieuse, se heurte aux réalités socio-économiques et aux insuffisances de l'offre éducative dans certaines zones rurales.

L'enseignement secondaire général et technique prépare les élèves soit à la poursuite d'études supérieures, soit à l'insertion professionnelle directe. Les filières techniques et professionnelles sont développées pour répondre aux besoins de l'économie locale et réduire l'inadéquation formation-emploi.

L'enseignement religieux occupe une place importante dans le système éducatif comorien, reflétant l'identité musulmane du pays. Les écoles coraniques, reconnues et encadrées par l'État, participent à la formation morale et religieuse des jeunes tout en intégrant progressivement des matières profanes.

L'Université des Comores, établissement public national, constitue le pilier de l'enseignement supérieur et de la recherche dans l'archipel. Ses facultés et instituts couvrent les principales disciplines nécessaires au développement national : sciences, technologies, sciences humaines et sociales, sciences islamiques.

La recherche scientifique se concentre sur les problématiques spécifiques à l'archipel : agriculture tropicale, ressources marines, énergies renouvelables, biodiversité. Les partenariats avec les universités régionales et internationales compensent les limitations des ressources nationales de recherche.

L'enseignement supérieur privé, en développement, complète l'offre publique dans certains domaines professionnels. Son encadrement vise à garantir la qualité des formations tout en favorisant l'innovation pédagogique et l'adaptation aux besoins du marché du travail.


Mohada AI