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Commentaire juridique

Le transport routier domine avec 80% du trafic passagers et 65% du fret intérieur malgré des coûts élevés (150 FCFA/tonne/km). Le parc automobile, estimé à 250 000 véhicules dont 40% à Libreville, vieillit avec un âge moyen de 15 ans. Les compagnies de transport interurbain, une cinquantaine agréées, desservent les principales villes avec des normes de sécurité variables. Le transport urbain à Libreville combine taxis (3 000 licences), minibus privés et la compagnie publique SOGATRA en difficulté chronique. La réglementation impose des tarifs plafonds régulièrement contestés par les opérateurs face à la hausse des coûts.

Le transport maritime gère 95% du commerce extérieur gabonais (25 millions de tonnes/an). Le Port de Libreville (Owendo), premier port du pays, traite conteneurs, marchandises générales et bois. Port-Gentil reste spécialisé dans les activités pétrolières. Le cabotage national, assuré par quelques armateurs locaux, dessert les localités côtières inaccessibles par route. Le Code de la marine marchande (CEMAC) régit l'immatriculation des navires, les conditions de navigation et la sécurité maritime. Le pavillon gabonais reste peu attractif malgré les incitations fiscales.

Le Transgabonais, unique ligne ferroviaire de 669 km, transporte annuellement 3 millions de tonnes de marchandises (manganèse, bois) et 200 000 passagers. La Société d'Exploitation du Transgabonais (SETRAG), concessionnaire privé depuis 2003, a investi dans la modernisation du matériel roulant et de la voie. Les projets d'extension vers le Cameroun et le Congo visent l'intégration régionale. La réglementation ferroviaire, harmonisée CEMAC, couvre la sécurité, l'interopérabilité et l'accès au réseau. Les défis incluent la maintenance coûteuse en zone équatoriale et la concurrence routière sur certains segments.


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