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Le refus de renouvellement du bail commercial, régi par
les articles 126 à 128 de l'Acte Uniforme OHADA portant sur le Droit Commercial
Général, constitue une prérogative du bailleur dont l'exercice est strictement
encadré pour préserver l'équilibre des intérêts en présence.
Le législateur OHADA a articulé ce droit autour de trois
configurations distinctes :
Ø Le Refus
avec Indemnité d'Éviction (Art. 126)
Le bailleur dispose de la faculté de refuser le
renouvellement moyennant le versement d'une indemnité d'éviction, dont le
montant reflète le préjudice subi par le preneur. Cette
indemnisation prend en compte :
- Le montant
du chiffre d'affaires
- La valeur
des investissements réalisés
- La
situation géographique du local
- Les frais
de déménagement imposés
Ø Le Refus
pour Motifs Graves et Légitimes (Art. 127, 1°)
Le bailleur peut s'opposer au renouvellement sans
indemnité en cas de :
- Manquements
substantiels du preneur à ses obligations
- Cessation
d'exploitation du fonds de commerce La persistance des faits malgré une
mise en demeure pendant plus de deux mois conditionne la validité de ce
motif.
Ø Le Refus
pour Démolition-Reconstruction (Art. 127, 2°)
Cette hypothèse permet au bailleur de refuser le
renouvellement sans indemnité lorsqu'il projette de démolir l'immeuble pour le
reconstruire. Toutefois :
- Le
bailleur doit justifier la nature et la description des travaux
- Le
preneur bénéficie d'un droit de priorité pour un nouveau bail dans
l'immeuble reconstruit
La mise en œuvre de ces différents mécanismes requiert un
formalisme rigoureux et une motivation précise, sous peine de compromettre la
validité du refus et d'engager la responsabilité du bailleur.
Refus de renouvellement avec exercice du droit de reprise sur les locaux d'habitation
XAF 4,000
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